25.3.09

Blackout

Des milliers de petites aiguilles viennent s'implanter dans mon cœur à chaque seconde où l'on prononce son nom, comme pour me rappeler la bêtise de l'avoir laissée filer. Et puis comment leur faire comprendre. J'aimerais tellement parfois pencher la tête pour laisser découler tout ce que je voudrais vous dire. Cela serait certainement très mal formulé, une pâte gluante dans laquelle seraient accrochés des mots en vrac et des pensées que l'on veut avouer.

Je pourrais, par exemple, te dire ce que je ressens. Parce que je ressens quelque chose, il me semble. Mais tu ne le sauras sans doute jamais, si l'on compte sur ma fuite potentielle très régulière. Tu serais là, près de moi, et je me pencherais. Tu comprendrais enfin. Que je ne fais pas tout ça pour rien. Que je te considèrerais comme un génie si tu décodais tout. Mais comment veux-tu arriver à me comprendre, la complexité de mes pensées se révèle sans doute intraduisible pour quiconque n'ayant pas vécu dans ma tête, moi même cherchant parfois avec grande difficulté la signification de mes ressentis.
Je pourrais aussi aisément vous faire comprendre le mal-être qu'occasionne ce temps là, en vous instruisant de tous les mots et les émotions qui se mélangent à chaque fois. Ce que vous prenez pour, certainement, un caprice, qui est loin d'en être un. Je vous montrerais tout ce qu'il se passe à l'intérieur de moi quand ses paroles claquent contre ma confiance en moi. Je vous dirais combien j'en ressors vidée, et comme je suis moins courageuse que vous.
Enfin, je pourrais vous dire tout ce que je n'ai jamais osé vous dire parce que je n'avais pas de formulation qui me convenait, tous ses sentiments ravalés et toutes ses émotions occasionnées par vos phrases.
Je me pencherai, comme ça, simplement.

20.3.09

Down is the new up

Je constate avec amertume que mon blog se compose exclusivement des mots "divagation", "blues", "bug sentimental", "rame" et "patauge". Bienvenue, donc, sur le blog de mademoiselle bloou la dépressive. Youpi.

Mais en même temps, pour ma défense - parce qu'il faut toujours de l'autodéfense, féministe ou pas -, quel serait l'intérêt de floue.blogspot.com, s'il ne s'agissait qu'un dépotoire de "je vous aime, je vais bien !". Quoi qu'en plus, je vous aime et je vais bien. Mais là n'est pas la question, je me force à trouver un sens à cette page web que je m'attribue, sans y parvenir. J'essaie depuis, disons quatre ans, d'arrêter de bloguer pour rien, mais je n'y parviens pas. Tant pis, alors. Pour continuer dans mes divagations sur bugs sentimentaux et autres blues lorsque je rame et patauge, je

Oh et puis non. Une autre fois.

17.3.09

The way I am


J'entends des choses, comme si mes pensées sortaient au travers des personnes. Je ressens ceci, quelqu'un le dit pour moi. A quoi ça me sert, alors, de continuer à dire. J'attendrais mon musicien fou un peu plus longtemps. Tout se brouille dans ma tête. J'ai la sombre impression de suivre avec précision mon blues hebdomadaire. Voire parfois quasiment quotidien. Mais entre deux nausées, trois accords et deux belles phrases rédigées au dos d'une enveloppe, mon cœur n'a d'autre choix que de faire n'importe quoi. Alors je rame et pédale mollement encore une fois. Je suis déçue presque toutes les minutes. Déçue par des gens mais surtout par ce que je suis capable de dire, de faire ou de ne pas faire. Je veux des bras géniaux et un ukulélé sur la plage, je fond en caprices de toute façon.

11.3.09

Morphée pleure du savon...

Si elle le dit, c'est qu'elle a des raisons. Elle a des arguments, des choses qui valent. Et je m'efforce de comprendre. Comprendre l'ombre d'un signe, bercée dans la voix en coton de Fat Freddy's Drop. Nos deux voix entremêlées, toons, éwi, les percussions, tout ça me rend perplexe. Où s'arrêter, quand continuer, qui croire. Je pense plus souvent à la fin des choses qu'à leur commencement ou même à l'instant présent. Et quand on se sera perdues de vue, est-ce que tu fera pareil ? Est-ce que je chanterai morphée seule sur un banc ? Et où sera ce banc, devant le foyer à Rennes, ou bien plus tard encore ? A Caen, même ? Est-ce que tu m'attendra devant le cèdre avec un cahier seyès orange et des paroles qui sonne joli, dans dix ans encore ? Je me paralyse à l'idée de parler de nous au passé. Jamais quelque chose ne m'avait autant occupé l'esprit, le coeur, jamais je n'avais été autant motivée, pleine d'espoirs divers. Peut-être est-ce par mon écriture, alors. La paranoïa m'empare jusqu'aux pupilles, qu'est-ce qui lui fait dire ça, d'où cela sort-il, 'ne te prend pas trop la tête là-dessus' mais comment faire ?

Et puis je ne peux me rattraper que là-dessus. Mon semblant d'esquisse d'un vague début, peut-être ombre d'un commencement hasardeux d'une maigre vie sentimentale -ça y est, le mot est dit- est définitivement loin de ma pensée, découragée trop vite par ce devoir de s'accrocher. J'attendrais comme dans les belles romances colorées à la violette en poudre, que l'on vienne frapper à ma porte du bout des doigts pour m'emmener divaguer aussi loin que possible. Avec de la musique. Et des bras. Et la mer, pourquoi pas. Imaginons que je n'en sois pas à penser à quelque chose ayant rapport avec cet organe sanglant placé du côté gauche de ma cage thoracique, et censé battre plus rapidement en concordance avec mes cils lorsque quelqu'un d'intéressant se présente non loin de ma personne, et étant relié directement à mon cerveau, qui, lui, associe automatiquement cette attitude ridicule de mon corps à ce sentiment que l'on nomme communément "amour". Je reprend ma respiration. Encore une piscine de riz au lait dans laquelle pédaler gaiement sans bicyclette. Mais on commence à s'habituer.

1.3.09

ENFIN !

La raison de ma non-vie bloguienne ces derniers temps réside dans un manque de temps du à ceci :