15.2.09

Avec subtilité ?

J'ai fais mon alphabet de plaisirs. Un mot avec une jolie sonorité par lettre. Je suis productive pendant mes insomnies, alors j'ai aussi travaillé un peu la littérature, puis me suis endormie sur Bye Bye Blondie -bien qu'il s'agisse là d'un pur roman. Je me prépare à sortir d'un quotidien morose et plein d'ennui dans lequel je viens de passer une semaine. Un café-nicotine au bord de la plage.
Passage d'une pensée à une autre sans transition mis à part une photo du dossier havefunwithL.
J'enchaine les pensées plus contradictoires les unes que les autres, j'aurais tout donné pour quelque chose et puis quand ça arrive l'autruche réapparait et autre chose m'intéresse. Mes cours de philosophie auraient du m'instruire mieux que ce qu'il en est du caractère éternel de l'insatisfaction des désirs. Je me sens vidée et n'ai plus qu'à reprendre mon souffle dès demain.
10h51

11.2.09

Philosophy Counter


Je me rappelle la brise légère d'un samedi soir au milieu de la Manche, In Rainbows dans nos oreilles et le soleil qui partait avec la fin de nos vacances, la fin de nous.
C'est comme le bouquet final d'un feu d'artifice qui aurait duré huit années. Il faut se séparer, se rendre à l'évidence que nous n'avons plus rien à faire ensemble.
On ne fait plus d'efforts. Pour ne pas se détacher lentement, enlisées dans une routine gluante et nauséabonde, en une fois, juste une, nos adieux résonneront sur le pont d'un ferry.
Je n'oserais jamais dire le mot fin pour nous deux. J'attendrais que tu le fasses. Mais cette inactivité face à ma personne revient au même, non ? Sans doute. Je m'étais promis de ne jamais t'oublier. Tu étais le regard exterieur sur ma piètre existence, celle que j'écoutais.
Comme tant de promesses que je me suis faite à moi-même, j'essaie tant bien que mal de tenir. Je garderais le positif de nous deux.


8.2.09

Juste l'espoir d'une évasion...



D'ici huit petits jours, Laure près de moi. Avant ça, une semaine "studieuse", ponctuée musicalement par successivement envrè et le reste, faire et écouter. Deux cafés amers et des explications sur des vies passagèrement oubliées. Du temps à rattraper, alors un retour de toons et éwi dans nos têtes, soudainement un pont et une fin pour des divagations, des paroles en court de remaniement, I hate how I feel when you're not there, puis un départ rapide et une mélancolie débordante. Ce bonheur ressenti, brancher la tanglewood, jazzer un peu à deux. C'est ça, la béatitude. L'extrème sensation de bien-être. envrè.

1.2.09

Pour s'échapper, il s'est fabriqué des ailes avec des plumes et de la cire.

Je m'étais dit, soyons fous, oublions.
Évidemment, une telle résolution ne marche que si motivation suit. "Est-ce que tu ne ressens plus rien juste comme ça ou parce que tu as peur ?" C'était la grande question. Je veux réellement passer à autre chose et faire cesser mes espoirs inutiles. Trop de spleen pour une histoire dérisoire. Retrouvailles entre vieux textes et mon actuel moi. Beurk. Quoique les récents donnent la nausée également. J'aimerais bien savoir écrire, j'aurais un truc, je me dirais "Bon, Voila, mon truc c'est d'écrire". Finalement je me le dis sans grande conviction. Je psychote sur des problèmes liés à ma façon d'être, je suis hypocondriaque dans mon genre. Et puis nos rires que j’entends comme une douce tromperie à l’arrière goût trop acide, une utopie inscrite depuis la nuit des temps, combat perpétuel contre l’indifférence, recherche effrénée de la passion enfouie, espoir qu'un regard lointain révèle un jour tout l’étendue de la complexité de mes songes. Pourquoi je rêve de toi, pourquoi je rêve de ceci ou de cela. Freud ne m'aide même pas. Les divagations de mon esprit sont peut-être pour moi la pire des punitions pour avoir trop longtemps rêvé de la beauté des sentiments alors que je n’aurai jamais droit qu’à la blessure mille fois répétée de l’amour déçu. Attendons. Et contentons ce manque en sucreries roses et dessins à l'eau de violette. Quand est-ce que ce sera simple, quand est-ce que je cesserais de m'apitoyer ? Alors parfois, j'inspire un peu d'air pollué et marche d'un pas vif, les épaules presques hautes et la conviction d'être heureuse. Et je ris un peu. L'autodérision me poursuit et je la remercie. Pour agrémenter un dimanche froid d'un peu plus de mélancolie sentimentale, je m'en vais retrouver les amants du Titanic pour des noces rebelles.