9.1.09

J'ai bu la tasse assis en terrasse

Je viens de remplir mes "intérêts" et "activités" sur facebook. J'aime bien "jouer à écrire". Alors cette nuit je jouerai à faire ma philo, c'est un jeu d'enfant biensur.
Concernant l'objet, je fabule, me fais des films et fantasme encore c'est sur, des paroles maigres et tellement dénuées de sens à ce moment précis. J'étais prête à fondre d'affliction. Je le sais bien qu'il y aura toujours l'ex de quelqu'un quelque part, mais je. Je mets un point après le "je" parce que je n'ai pas de justification potable. "Tu n'es pas patiente". Je suis réaliste dans des moments où j'aurais préféré avoir confiance. Et pleine d'espoirs ridicules quand il ne le faut pas. Actuellement j'oscille entre les deux, penchant vers un réalisme mature et responsable. Je ne suis pas mature ni responsable mais j'aime paraître. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans sa tête. Qu'est-ce qu'il se dit à lui même quand je suis là. Je suis incapable d'ouvrir la bouche pour autre chose qu'une façade de "kikoulol". Ma vie en série américaine cartonnerait redoublée en portugais. Je lis des lettres sur des bancs en pleine rue puis je marche en cachant mes larmes sous mon écharpe, j'imagine déjà les violons et le synthétiseur derrière. La voix off qui lirait la lettre. Puis, ellipse d'un mois pour me retrouver aujourd'hui, les doigts rougis par le froid entrain de balbutier des imbécillités et de batifoler en parlant très fort.
C'est bête, les attirances.


En attendant un quelconque signe d'une réponse définitive à donner à mon pseudo "coeur" qui me fait être attirée par des gens où tout est toujours compliqué, le blues hivernal annuel est de retour, plus personne ne sourit beaucoup, tout le monde se plaint et moi la première.
"C'est la merde, c'est la merde !"

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