28.1.09
27.1.09
Climbing Up The Walls
Fade, inutile, désillusionnée, dénuée de sens, faible, voila comment je me sens. Je suis vidée de toute forme de vie. Je traine ma carcasse dans les couloirs du lycée, dans les rues caennaises, dans ma maison. Je n'arrive plus à respirer. Avec les gens j'étouffe, même en caressant Éwi du bout de mes doigts gercés je ne tire plus rien, plus de son qui me plait, plus aucun plaisir. Je me lasse de chaque instant, j'aimerais être autre part. Je cherche vainement quelque chose pour m'échapper, et vos bonnes attentions n'y changeront rien. Je veux changer d'air, trouver des bras qui m'accueillent. L'hiver me ronge le sang et me glace les yeux, je n'y vois que du feu. Into the wild, si je regarde ne serait-ce qu'une demie minute vous ne me reverrez plus. No Suprises, tiens, c'était il y a longtemps. Je ne pleure pas. Je ne pleure plus, je suis trop vidée. Je me sens creuse, et rien ni personne ne me comble réellement. Ça parait méchant, de dire ça, mais ça ne l'est pas, au fond. Je m'ennuie, me perd, enchaine les hors sujets. Est-ce qu'un jour je vais me trouver une place ? Ou suis-je vouée à errer éternellement. Sans doute. Je ne me sens pas capable, plus capable de rien. Pas de courage, pas de force. J'ai des vertiges et je manque de tomber à chaque marche que je descend le matin. Affaiblie de partout, je veux simplement m'envoler plus loin ou bien trouver quelque chose qui me fait tenir ici. Quelque chose de nouveau, de simple, d'agréable.
25.1.09
Starman
Je hais toujours autant le dimanche, je patauge d'un peu partout, me prend la tête naturellement pour un rien, m'imagine des choses, ne crois plus en rien, et encore moins en moi. Je ne veux pas parler pour ne rien dire. Je ne veux pas répéter encore et encore que ça ne veut pas forcément dire ci ou ça. Allez, j'essaie d'oublier. De l'oublier. Si quelque chose restait possible, je suis trop fermée pour suivre une relation potable. Je vais essayer de prendre soin de moi avant de tomber amoureuse. Et puis les histoires d'amour finissent mal, en général. Je n'ai plus le courage de rien. Je suis pleine de failles et préfère me recentrer sur la vie des autres. Merci bien.
22.1.09
Lullaby . The Cure
Je voyage à bord d'un bateau rempli d'étoiles et de myosotis en carton. Dans un décor de théâtre, j'avance, le vent dans le cou. Je suis partie, loin, pleine d'une poésie dérisoire mais qui réchauffe. Des guitares et des belles phrases, échappatoires. Partir, plus loin que dans des rêveries, j'en rêve encore plus. Puis, évidemment, j'aurais du m'en douter, je ne pouvais pas être la seule. Alors, Bloou Floue devient flaque encore plus floue. Une flaque opaque couleur d'essence. Approchez un Zippo je m'enflamme vite. Quoi penser quoi dire et quoi faire, toujours les mêmes incompréhensions, je vois clair seulement l'espace d'un instant, bercée par des belles paroles. Et puis, du "vrai", non plus du virtuel, et je redeviens paralysée. Foutaises ? Je suis certaine que beaucoup pensent que je ne fais pas d'effort, que ce n'est qu'un caprice. Et puis alors, tant pis. Je n'ai plus de force -en ai-je déjà eu- et m'agrippe à des lianes envenimées.
21.1.09
Fille perdue cheveux gras
Tous ces pseudonymes haïssables remplis de cœurs me dévorent intérieurement. Si mon cœur à moi a repris une activité plutôt pénible d'ailleurs, il m'est pourtant bien difficile de concevoir quelque chose. J'ai l'impression de voir des "signes qui ne trompent pas", et puis c'est du vent. J'alterne moments de "j'y crois" et mini-blues inutiles. Seize the Day on m'a dit, allons gaiement échanger trois phrases bêtes. Je suis paralysée, trop d'inactivité peut-être, c'est quoi la solution ? Comment répondre aux problématiques dans la dissertation de ma vie ? Et si la réponse était, justement, qu'il n'y en avait pas ? Je veux sans cesse m'enfuir dans des plumes ou du coton, à la mer, surtout, je suis frigorifiée et aphone. Je ne suis pas amoureuse, ça serait encore trop compliqué. C'est, étrange. Je me préserve sans doute d'un potentiel échec, et me refuse toute forme de sentiment fort. Alors, je reste vide et traversée uniquement par le vent hivernal normand.
J'ai peur de tout, c'est comme ça que Psychologies m'a définit dans leur test "quel est votre profil émotionnel ?". Peur de décevoir, peur d'être déçue, une ènième fois. Si je savais parler clairement et m'exprimer explicitement, alors peut-être les gens en face feraient de même. Et je pourrais être, disons, "fixée". Mon objectif est de ne surtout pas tomber amoureuse, pour réussi à ne pas pleurer, une fois dans ma vie. Je n'ai plus envie de vous infliger un ramassage à la cuiller à café. Des miettes, je vous assure. Des miettes imbibées d'eau salée. Voila ce que je deviens. Pour un rien. En réalité, je me protège sous une façade de molusque.
J'ai peur de tout, c'est comme ça que Psychologies m'a définit dans leur test "quel est votre profil émotionnel ?". Peur de décevoir, peur d'être déçue, une ènième fois. Si je savais parler clairement et m'exprimer explicitement, alors peut-être les gens en face feraient de même. Et je pourrais être, disons, "fixée". Mon objectif est de ne surtout pas tomber amoureuse, pour réussi à ne pas pleurer, une fois dans ma vie. Je n'ai plus envie de vous infliger un ramassage à la cuiller à café. Des miettes, je vous assure. Des miettes imbibées d'eau salée. Voila ce que je deviens. Pour un rien. En réalité, je me protège sous une façade de molusque.
En répétant que je suis molle, plus personne ne m'en veut..
18.1.09
Never Think - Rob Pattinson
J'ai gluepotté avec crouky. J'ai appris que Claire ne pourrait pas être là et c'était nul. J'ai retrouvé Marion. J'ai toursolidoré avec elle. J'ai découvert qu'on se ressemblait un peu. J'ai cherché du regard l'objet rue écuyère, en vain. J'ai bavé sur l'histoire d'Edward Cullen et de Bella Swan pour la deuxième fois. J'ai perdu mes feuilles. J'ai eu du mal à retourner dans le réel. J'ai mangé une crèpe et bu un cappuccino avec Marion encore. J'ai retrouvé mon journal intime du collège. J'ai raccompagné Marion à Fresnel. J'ai tourné en rond. J'ai pris un café chez Élise. J'ai ris toute seule en écoutant Kings Of Leon sur Le Mouv', dans la rue, à 20h. J'ai cru appercevoir l'objet de loin, j'ai pensé à l'appeler et puis non. J'ai eu envie de pleurer mais je ne l'ai pas fait. J'ai écouté Like a Hobo en boucle. J'ai appris des nouveaux morceaux. J'ai beaucoup dormi. J'ai trouvé le bouton qui fait de l'écho sur la prise micro. J'ai trouvé des accords jolis. J'ai été assise cinq minutes sur un tabouret dans la cuisine pour raccourcir mes cheveux. J'ai commencé une nouvelle robe. J'ai dessiné des modèles. J'ai tourné, encore. J'ai refusé d'ouvrir mon agenda. J'ai facebooké. J'ai prévu avec Lucille un ciné-miam ce soir. Je m'en vais.
Vague et Divague, je bug sentimentalement et rêve de belles histoires. Je n'arrive pas à sortir d'un monde en coton.
9.1.09
J'ai bu la tasse assis en terrasse
Je viens de remplir mes "intérêts" et "activités" sur facebook. J'aime bien "jouer à écrire". Alors cette nuit je jouerai à faire ma philo, c'est un jeu d'enfant biensur. 


Concernant l'objet, je fabule, me fais des films et fantasme encore c'est sur, des paroles maigres et tellement dénuées de sens à ce moment précis. J'étais prête à fondre d'affliction. Je le sais bien qu'il y aura toujours l'ex de quelqu'un quelque part, mais je. Je mets un point après le "je" parce que je n'ai pas de justification potable. "Tu n'es pas patiente". Je suis réaliste dans des moments où j'aurais préféré avoir confiance. Et pleine d'espoirs ridicules quand il ne le faut pas. Actuellement j'oscille entre les deux, penchant vers un réalisme mature et responsable. Je ne suis pas mature ni responsable mais j'aime paraître. Je ne sais pas ce qu'il se passe dans sa tête. Qu'est-ce qu'il se dit à lui même quand je suis là. Je suis incapable d'ouvrir la bouche pour autre chose qu'une façade de "kikoulol". Ma vie en série américaine cartonnerait redoublée en portugais. Je lis des lettres sur des bancs en pleine rue puis je marche en cachant mes larmes sous mon écharpe, j'imagine déjà les violons et le synthétiseur derrière. La voix off qui lirait la lettre. Puis, ellipse d'un mois pour me retrouver aujourd'hui, les doigts rougis par le froid entrain de balbutier des imbécillités et de batifoler en parlant très fort.
C'est bête, les attirances. 
En attendant un quelconque signe d'une réponse définitive à donner à mon pseudo "coeur" qui me fait être attirée par des gens où tout est toujours compliqué, le blues hivernal annuel est de retour, plus personne ne sourit beaucoup, tout le monde se plaint et moi la première.
"C'est la merde, c'est la merde !" 7.1.09
It's a silly time to learn to swim
Après un an d'inactivité, ce cœur que je croyais parti plus loin est bien de retour. Je fond sous des regards inaccessibles, je me sens immature à un point extraordinaire dès que l'objet est à proximité. Je bois des litres de thé de noël à l'orange, des "vacances" en plus, quatre semaines sans cours, quatre semaines avant les prochaines vacances.
Je veux la mer pour moi toute seule, du sable dans les converses et de la bruine dans le cou. Je veux des températures positives et des bras, pas un blocage de révolutionnaires à deux balles. J'étais contre mais j'y étais. Ils étaient pour et ils ne se sont pas levés. A quoi ça sert. Prouver qu'on n'est pas des "ptits pédés", vas-y on voulait québlo après les vacs, la dignité quoi ! La dignité de s'abstenir quand il le faut, c'est bien aussi.
4.1.09
I miss Oxford. . . ... .. . . . .
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