26.11.08

La regarder filer...


Je cours sur les rails d'un passé futuriste.


25.11.08

Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire - Appolinaire

Monde de débris, je croule sous les pâquerettes presque hivernales. Mon amour hélas, le temps passe, s'est-on déjà brûlé à la chaleur humaine ? Problématique de vie. Se cacher dans la peine. Le froid, l'automne, la nuit, l'état à la limite du dépressif, le thé dans les veines, le coeur glacé, vide, dur et mou à la fois. Écouter et faire de la musique, écrire, encore et toujours, et rester médiocre dans tout ce que je touche. De belles formes mais aucun fond. Résumé de sept années en enseignement secondaire. L'estéthique du vocabulaire que j'utilise m'est monstrueusement utile. Utile ou futile. Untitle. Inutile alors, mais vital. Faire de choses sans titres des éléments vitaux. Vitaux est laid. Laid est mignon. Et ainsi de suite. Pleurer un peu, avoir peur, plus encore que tous les jours. Vouloir La voir, me réfugier dans Ses bras, L'écouter me raconter des idioties ayant pour but l'esquisse d'un sourire de ma part, et puis ne plus rien faire ni dire quand elle est là. Ça va, oui, j'ai juste mal au coeur. Avoir un téléphone près de soi, comme pour rester connectée, branchée au monde. Réconforter plusieurs personnes en même temps, le mois de novembre nous détruit tous. Arrêter de se plaindre constamment, hypocondriaque je me soigne sans Placebo mais avec Radiohead. Sourire, oui, je travaille un peu, j'aime la philosophie ! Viser une mention impossible, et puis le bac qui devient moins important que le "après". Retournement de situation dans ma boîte cranniène. Les verbes sont à l'infinitif et ma tête se conjugue au passé. Rester nostalgique, toujours, le futur me fait bien trop peur. Être grand, en vrai, non. A quel âge passe-t-on la barrière des gens "responsables" ? La majorité ? Il me reste deux années d'enfance ?

19.11.08

Winter's Garden

La poudre foncée git sur le papier en cône. Un bruit sourd et posé s'installe, comme un être électronique qui se raclerait la gorge. Puis, une goutte, deux, l'eau brûlante forme une pâte lourde et précieuse, et dans le récipient en verre, le liquide brun coule doucement. Ma paume fraiche d'un lavage il y a une fraction de seconde se pose presque seule sur le verre. Un frisson, puis une odeur. Douce, sucrée et amère à la fois, il fait tiède. Je verse le breuvage presque noir dans une tasse en céramique orange, ainsi qu'un demi sucre roux. La surface de mes doigts brûle allègrement mais l'intérieur rayonne d'une chaleur tendre. J'enfile mon Trois-Quart cintré gris clair, attrape une écharpe avec le bout de main restant et sors par la porte-fenêtre entre-ouverte. Dehors, tout parait vide. Le contraste entre la tasse et la brise glaciale m'interpelle d'autant plus. Je m'assied sur le banc en pvc blanc, qui finalement trouve un charme dans cette nature morte. Je sors une blonde que j'allume avec précaution, ressors la fumée par les narines. Le café glisse dans ma gorge comme une flamme qui pourrait réchauffer le tiers du monde, et même le tiers-monde. Il fait beau. Les branches des maigres arbres présents sur la parcelle de gazon du pavillon que j'occupe, transpercent le ciel de leur noirceur. Je souris. A part mes découvertes de petits bonheurs presque hivernaux, j'ai passé mon bac de gym, rendu ma dissertation, eu ma moyenne de littérature, eu mon oral d'allemand, presque finit mon dns d'histoire, et god loves me, commence à 14h demain pour cause de grève. Je me la jouerai alors perso et n'irais pas soutenir dans les slogans ma petite maman, mon petit professeur de théâtre, ainsi qu'on l'espère, beaucoup d'autres. Et ouais, l'égoïsme m'emporte soudain, je donnerais presque tout pour garder ma couette près de moi le plus longtemps possible le matin. Sinon, je viens d'intégrer un groupe facebook ayant pour titre "Idioteque is the best Radiohead song", et j'essaye de m'en persuader. Ayant acquis exactement quatorze heures, seize minutes et deux secondes du groupe de Thom Yorke et ses acolytes, beaucoup de titres entrent alors en lice pour le prix de la meilleure chanson radioheadesque attribué par moi même. Dans ma dernière sélection, il reste True Love Waits ; 15 Steps ; Fog ; 2+2=5 ; Blow Out et bien Idioteque. Mais entre ses six là je n'arrive paaas à me départager, vraiment pas. Sans compter que le reste est absolument fabuleux, ça n'arrange rien. Je vous invite vivement à adhérer à l'amour que j'éprouve -non pas en Dieu- mais en Thom Yorke -ce qui équivaut à la même chose finalement-. Au moins, initiez vous avec ma sélection. J'ai la même visée, le même but (oui, je viens de rendre une dissertation de philo et ça se voit) que quelqu'undontjeneciteraipaslenomonnesaitjamais, vous convertir. Après, choisissez votre Dieu, à vous de voir. Je me ferais presque peur en parlant d'une éventuelle croyance. AAAAH. Toujours du mal à comprendre. Bref. Un très très long article pour si peu, tout va bien, alors.

15.11.08

Satisfaction personnelle inéxistante.

Mes journées se remplissent petit à petit, je coche dans ma tête les jours qui me séparent d'un moment heureux à venir. Je vais plutôt bien, je ne boude presque plus, je cherche toujours sans trouver, mais il y a -t-il un changement possible à ce niveau là.
J'absorbe des litres de capuccino en sachet ou en machine, en rêvant à un vrai que je dégusterai un jour, où mon porte monnaie ne criera pas "EMPTY !" dès que je l'ouvre. En sortant d'Ébauche d'un Portrait, spectacle à partir des journaux de Lagarce -on ne choisit pas son nom-, auteur de théâtre contemporain, cette subite frénésie de la plume, de la bille bic plus exactement ce soir là m'a prise au tripes. Alors j'ai rempli du papier épais avec ce que je censure ici, des pensées inavouables ou anodines mais pouvant être vues par les personnes concernées. Quand je dis "je parle de moi" je parle de toi aussi. Toi est impersonnel ici, toi est elle, lui, plutôt elle que lui d'ailleurs, si on calcule le nombre d'individus qui compte pour moi on peut observer une démesure d'individus de type féminin. J'ai toujours cette fichue dissertation pour lundi, maintenant, le temps passe rapidement, vraiment, et je n'ai pas l'once d'un demi mot écrit sur une feuille correcte et bien présentée. Sur un bout de brouillon, entre deux nuages et une demie douzaine d'étoiles, j'ai mon plan détaillé et toujours mes trois lignes d'introduction, rédigées elles depuis deux semaines. J'ai décidé d'ingurgiter non plus du capuccino ce soir mais bien le contenu d'une cafetière afin de laisser mes neurones s'activer sous les rayons lunaires jusqu'aux premiers du soleil. Et je dormirais demain toute la journée pour être apte à affronter la semaine fantastique, celle que tout le monde rêve d'avoir bien sur. Vendredi à quinze heures j'hurlerai dans les bras de Marie-Lucie.


Monday : Épreuve de gym pour le Baccalauréat - Rendre Dissert de Philo - DS d'Anglais -

Tuesday : DS d'Anglais suite - Finir questions en Allemand -

Wednesday : Intérogation Orale d'Allemand toute seule -

Thursday : Notée en Théâtre, Apprendre tout le texte - Rendre DNS d'Histoire

Friday : 14h30 : RENDEZ-VOUS CHEZ LA CONSEILLERE D'ORIENTATION T___T

(et puis café avec maricute et puis Élise le soir... :])

11.11.08



Comme un poison dans l’eau
Une bouteille à la mer
Qui n’date pas d’hier
J’essaye de lire entre tes lignes
J’interprète tes soupirs
Tes sourires me font peur

C’est pas ta faute
Si c’est la tempête
La marée haute
Dans ta tête
Ça tangue et tu t’en veux
Amarrée comme tu peux

Côte à côte à contre-courant
J’ai envie d’aller vers
Ton unique univers
Effaré par ta lumière
L’air de rien tu m’éclaires
Alors je rame pour te plaire

C’est pas ta faute
Si c’est la tempête
La marée haute
Dans ta tête
Ça tangue et tu t’en veux
Amarrée comme tu peux...


C'est EXACTEMENT ça. Et c'est flippant, qu'-M- écrive ce que je pense.


9.11.08

Je l'avais dit





Pivoiiiiiiiiiine !

Piou, Cui.

Photo H-S, Noël 2005
Drew is back from Canada, Valérie Pécresse ne sert pas du verbe servir la cause des fesses, je multiplie les bourdes et pratique l'auto dérision sinon je n'en sors plus, j'écoute Justice au lieu de philosopher dans ma chambre, je vais aller chopper ze photo apparat et capturer des inutilités qui font plaisir, et me faire un coffee mit die neue machine.
On a commencé avec Claire , et I hate how I feel when you doubt . Puis sont arrivées Divagations et Le fou du roi . Ensuite, Page 63 , suivi par Tes yeux , et les dernières Renaissance et puis Symboliques .
Envrè m'enivre et me fait sourire et respirer.

5.11.08

Dehors les gens passent sans nous voir...

J'ai rêvé du baccalauréat de Littérature, j'étais sur la scène de l'amphi théâtre, et je m'endormais sur ma copie, alors je tombais de ma table en m'ouvrant la tête, soudainement sur le pavé, au milieu de la rue Froide, il pleuvait et l'encre et le sang coulaient entre les pierres, c'était un ruisseau indigo.
Je ne sais plus quoi faire, ignorer je n'en serais jamais capable, disons plutôt de plus réclamer, faire celle qui s'en fout, ne la voir que si elle est là ou que j'y suis obligée. La laisser prendre conscience que c'est du grand n'importe quoi. Ce contraste entre une semaine de fusion, de cohabitation, où je pouvais, réellement, placer ce terme d'amie "meilleure", pas meilleure que les autres mais disons avec qui j'avais une relation plus forte ; et puis aujourd'hui. Je ne sais plus quoi penser non plus. Quoi penser d'elle. Je pense à un manque de respect, je pense à un jemenfoutisme raté. Et puis je pense aussi que je ne peux pas me passer d'elle, c'est fou, j'enchaine les addictions, et certaines personnes sont mes drogues quotidiennes. Ne plus avoir de ses nouvelles, enfin ne plus en demander, je vais réussir, bien sur, bien entendu, croisons les doigts. Faire l'autruche m'amuse et ne me dépayse pas. J'y suis habituée. Tout va bien et il n'y a pas de problème, mais non je ne t'en veux pas du tout, mais non je ne suis pas du tout vexée et déçue par toi, mais non ça ne me pose aucun problème que tu vaques à tes occupations sans presque plus te soucier de ma tronche, mais non, mais non, jamais de la vie.
F**k elle me manque déjà !

2.11.08

Peut-être une angine


C'est bien connu...

Être fidèle quoi, c'est essentiel. Et aussi bien se connaître, mais surtout se connaître bien. Medhi le bigdil et Tristan le microken, c'est des petits anges, on devrait prendre un crayon une gomme une feuille un soir pour composer quoi.